Verl0renes-Herz

ARRÊT DE LA FICTION, ARRÊT DU BLOG.

Je suis sincèrement, sincèrement désolée. Mais je n'arrive plus. Ça fait un an que le blog & la fiction existent, et j'ai l'impression de ne pas du tout avancer. Je préfère m'arrêter là, au lieu de vous faire encore attendre des mois et des mois. Je m'en veux terriblement quand je vous fait attendre. C'est pourquoi je préfère tout arrêter là. Je reviendrais, c'est sûr. Jamais je n'arriverais à m'arrêter d'écrire. Seulement, je ne sais pas quand. Quand j'aurais une idée de fic sans doute. En tout cas, ça sera avec les Tokio Hotel. "Automatisch" et "Love & Death" sont trop bien... Ca va me donner encore plus de motivation d'écrire sur eux. En tout cas, je tenais à remercier tous ceux qui m'ont lue jusqu'à maintenant, toutes celles qui m'ont laissé des coms juste géniaux ! C'est formidable, merci. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette fic. En attendant, voici mon blog perso. Je laisse tout de même la fiction en ligne, sait-on jamais si quelqu'un voudrait la lire ou la relire ;).
Je reviendrais, ne vous en faites pas. Laissez moi juste le temps.

(Si vous souhaitez être prévenu de mon prochain nouveau blog, dites le moi).

Alison.

# Enviado el jueves 07 de agosto de 2008 21:25

Modificado el domingo 08 de noviembre de 2009 12:21

Chapitre 1

Ce couloir d'hôpital... Joyana ne le connaissait que trop bien. Il était très simple, très blanc, égayé par quelques plantes vertes en plastique et divers tableaux accrochés au mur. La jeune fille trouvait cela totalement ironique. La plupart des gens se trouvant dans cet hopîtal étaient dans un état dangereusement critique... Un état qui menait à la mort pour certains. Mais on essayait de masquer cela en trouvant des moyens totalement stupides... Comme des plantes en plastique par exemple...
Mais si cela pouvait enjoliver la vie de certains patients, Joyana en était heureuse pour eux.

Que venait t-elle faire là ? Elle venait simplement voir sa mère, Ava... Comme tous les jours d'ailleurs. Les jours ou elle ne peut pas, à cause des cours par exemple, elle lui téléphone, ou son père prend son chevet à sa place. Mais son père... C'est compliqué. Il déteste les hôpitaux. Il déteste le blanc des hôpitaux. Mais il déteste encore plus l'idée que sa femme va mourir sur un lit d'hôpital.

Cette pensée hante Joyana. Jour, et nuit. Savoir que sa mère va l'abandonner, alors qu'elle avait tellement de choses à lui apprendre encore... Sa mère est encore jeune ! Mais il fallait qu'elle est cette maladie. Cette maladie que maudit Joyana. Celle qui l'arrache à celle qui lui à donné la vie, celle à qui elle tient tant.

Joyana arriva devant la chambre numéro 561. La porte était déjà grande ouverte... Sa mère détestait se sentir enfermée dans sa chambre. Quand la jeune fille s'approcha, elle découvrit sa mère, regardant la fenêtre. C'était très régulier, de la voir dans ses pensées, les yeux rivés vers le ciel. Cette image attendrit Joyana qui ne put s'empêcher de sourire. Cette dernière toqua trois coup, sa mère se retournit, et son visage changea complètement d'expression. D'habitude terne et blanchâtre à cause de la maladie, il reprit ses couleurs naturelles et un grand sourire vint accueillir Joyana. Cela dit, Ava était n'avait pas changé. Ses cheveux courts et teints d'un blond cendré lui arrivaient sur le cou. Et ses yeux bleus foncés brillaient toujours aussi intensément. Faiblement, elle se leva pour enlacer sa fille unique.

- Joy... Tu vas bien ?
- Oui, ça va. Et toi ?
- Super. Je commençais à me sentir seule ici !


Joyana aimait voir sa mère ainsi. Riante. Quand elle faisait comme si de rien n'était. Comme si la maladie ne la rongeait pas heures par heures, minutes par minutes, secondes par secondes. La revoir comme avant...

- Il faut que tu t'assoies maman. Tu vas te fatiguer pour rien sinon. Tu ne tiens pas à ce que je m'inquiètes pour toi, n'est-ce pas ? Tiens, c'est pour toi.

Une fois installée sur son lit, Ava prit le sac que sa fille lui tendit. Et elle eut le plaisir de découvrir à l'intérieur, ses chocolats préférés. Son visage ne fut qu'encore plus rayonnant.

- Oh merci ma chérie, tu sais bien qu'il ne fallait pas ! Tiens, prends-en un avec moi. Comment va ton père ? demanda t-elle en mangeant déjà un chocolat.
- Bien, bien. Il est plutôt occupé niveau travail, mais il s'en sort. Il t'embrasse.
- Tu lui diras que je l'embrasse aussi. Et que je l'aime.


Joyana aquiessa en soupirant. Elle ne tolérait pas du tout l'idée que son père ne passe pratiquement jamais voir sa femme... Elle pouvait très bien concevoir sa peur, la peur qu'elle le quitte, mais cette peur devrait renforcer les liens avec ses parents. Et non pas le contraire... Et la plupart du temps, Joy faisait le messager entre sa mère et son père.

- Maman, t'en as pas marre que papa ne vienne jamais te voir ? Je veux dire, c'est ton mari, et au mariage, on dit bien « dans la santé comme dans la maladie », n'est-ce pas ?
- Oui ma chérie... Mais tu sais bien que ton père est compliqué. Je sais qu'il s'inquiète pour moi... Et quand il vient ici, me voir, il s'inquiète encore plus. Il a peur, tu sais...
- Mais même ! Moi aussi je crève de peur à l'idée que tu nous quitte, n'empêche que je viens tous les jours ! Je...
Joy soupira. Laisse tomber. Comment fais-tu pour être toujours aussi calme, aussi tolérante avec les autres ?
- Je respecte simplement leur choix, voilà tout. Joy... Ton père est comme ça, on ne peut pas le changer... Ce n'est pas comme s'il m'abandonnait...
- Si maman, justement ! coupa Joy. Il t'abandonne dans l'une des épreuves les plus dures de ta vie. Il n'est pas là. Pas là pour t'écouter, pour t'épauler. A ta place, je lui en aurais voulu à cause de ça.
- Mais seulement, tu n'es pas moi, chérie. Respecte la décision de ton père...


En essayant de se calmer, Joy aquiessa d'un signe de tête. Non elle ne respectait pas la décision de son père, quoi que sa mère dise. Et elle ne la respecterait sans doutes jamais.

- Maman, je suis désolée, mais je dois y aller. Sinon, je n'aurais plus de temps pour tous les devoirs qu'on nous donne à l'école en ce moment...
- File ma chérie, ne t'attarde pas avec moi. Les études avant tout !


Joyana et Ava se sourirent simultanément. Joyana se leva de sa chaise pour venir embrasser sa mère.

- Je t'aime, Joy.
- Moi aussi maman. Tu le sais, et pour toujours. A demain, si je peux venir te voir.


Et Joyana quitta bien vite la chambre numéro 561, et arriva à l'extérieur.
Le froid de janvier se faisait terriblement ressentir sur Hambourg. La jeune fille serra bien son manteau contre elle. Le soleil était présent, mais la température était toujours aussi froide. Il avait neigé, la nuit dernière. Mais la plupart de la neige avait déjà fondu.
Joy se mit alors en route vers chez elle. Doucement. Elle avait tout son temps. Elle ne put s'empêcher de repenser à son père... Et à son refus de venir voir sa mère souffrante à l'hôpital... Parfois, secrètement, elle pensait que son père mériterait de regretter son geste, quand sa femme ne serait plus de ce monde.
« Il regrettera un jour où l'autre », pensa Joyana.
Quand elle fourra sa main dans sa poche, elle y trouva son portable. Deux appels manqués, un message sur la messagerie. Elle tapa le numéro malgré ses doigts endoloris par le froid et écouta.

- Ana, c'est papa... Ecoute, je rentrais sûrement tard du travail ce soir, j'ai encore un tas de dossiers à remplir, et je ne suis pas prêt de finir. Ne m'attends pas, fais comme d'habitude. Bisous, je t'aime.

« Comme d'habitude... » Cette parole résonna dans la tête de Joyana. Elle supprima le message. Oui, comme d'habitude. Comme d'habitude, elle devrait manger seule, faire ses devoirs sans aucune compagnie, se coucher seule. C'était ainsi, ces derniers temps, chez les Kerner. Et cette habitude lassa de plus en plus Joy.

Pourquoi est-ce que son père était t-il si absent ? Pourquoi est-ce qu'il n'acceptait pas d'aller voir plus souvent sa mère ? Pourquoi le sort était tellement cruel avec sa mère, pourquoi la mort pourrait t-elle l'emporter, demain, dans deux mois, dans un an ?
Pourquoi est-ce que sa famille n'était t-elle pas simple, ordinaire et unie ?
Pourquoi fallait t-elle qu'elle n'ai personne à qui se confier ?

Pourquoi...

Son pas se fit de plus en plus rapide. Les larmes la dérangeaient, et la boule dans sa gorge se fit de plus en plus douloureuse. Le froid la trucidait comme des milliers de petites lames qu'on lui entrait dans le corps. Elle commença à courir. Les larmes aux yeux. C'était habituel. Les gens qui la regardaient pouvaient penser qu'elle était folle. Non. Elle en avait juste trop sur le c½ur. Elle traversa rapidement la route qui la sépara de son immeuble. Elle tapa le code, la grande porte noire s'ouvrit rapidement. Elle monta jusqu'à chez elle, au deuxième étage. Elle fouilla dans sa poche pour y trouver la clé. La clé y était... Mais son portable n'y était plus.
« Manquait plus que ça... » soupira t-elle.
Perdre son portable était la dernière chose dont elle avait besoin.

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Voilà le premier chapitre où vous pouvez découvrir le premier personnage principal: Joyana.
Pas de panique, les membres de TH arrivent bientôt =P ! Au prochain chapitre ;).
Ce premier chapitre vous a plu ? Déplu ?
Faîtes moi part de vos commentaires, ça m'aide à avancer, du moment que c'est constructif^^ !
N'hésitez pas à vous inscrire dans la liste des prévenus dans l'article juste au dessus si ça vous plait ;).
Comme les cours reprennent, j'ignore quand la suite sera postée =S !
Bisous.

Alis0n.

# Enviado el domingo 14 de septiembre de 2008 16:50

Modificado el lunes 16 de febrero de 2009 18:03

Chapitre 2

8h15. Tom ouvrit difficilement les yeux, réveillé de force par son réveil et sa stupide sonnerie. Comme par réflexe, il enfouit sa tête dans son oreiller, avant d'éteindre le réveil à tâtons. Ce n'est qu'après quelques minutes de réflexion qu'il relit l'heure affichée sur son réveil... Oui, c'était définitif, il était en retard, et pas qu'un peu. Tant pis, il loupera un jour à l'université...

Tom essaya de retrouver le sommeil, mais en vain. Il avait beau se retourner dans tous les sens, il n'y arrivait pas. Car il savait que si il se levait maintenant, personne ne serait là, à l'étage en dessous pour lui dire bonjour. Son frère n'était plus là. D'habitude, c'était lui qui lui préparait le petit-déjeuner, et c'était avec lui qu'il décidait de manquer une journée entière de cours quand ils étaient en retard le matin.

Personne ne serait là. Son père, il ne l'avait jamais vraiment connu. Il l'avait abandonné, lui et son frère, quand ils étaient encore tous petits. Quant à sa mère, elle avait un métier qui était très prenant... Elle était une grande avocate réputée dans tout Hamburg. C'est grâce à elle que Tom et son frère ont eut une très belle enfance, en ne manquant jamais de rien.

Tom posa un pied à terre. Puis l'autre. Les rayons de soleil qui s'échappait du volet presque fermé permettait déjà d'éclairer la pièce, plongée dans le noir quelques minutes auparavant. Ses longues dreads tombaient sur son torse chétif. Vêtu alors uniquement d'un boxer, il se dirigea alors vers son armoire pour y choisir ses vêtements de la journée. Comme d'habitude, il choisira des vêtements amples, d'ailleurs sa garde-robe est uniquement composée de ce genre d'habits. Baggy, T-shirt large et casquette assorties feront l'affaire.

Il regarda longuement son reflet dans le miroir de sa salle de bain. Il n'a pas toujours été ce Tom maigre, pâle, sans âme, sans but... Avant, il était quelqu'un de jovial, rieur, blagueur, et même très charmeur auprès des filles. Mais ça, c'était avant... Avant que son frère ne le quitte.

Bill... Voilà le nom de son frère jumeau. La personne à laquelle il tenait tant, peut-être même le plus. Quand Tom était encore quelqu'un de rayonnant, jamais il n'envisageait de passer une grande partie du temps sans Bill. Mais ce dernier était parti à New-York, pour ses études. Bill voulait devenir chanteur, cela a toujours été son rêve de gamin. Petit déjà, il était toujours en train de fredonner une chanson qu'il avait entendu, ou même inventé. Bill fut contraint de partir en Amérique, car c'était là-bas que se trouvait la meilleure école des arts, et donc de chant.

Bill avait laissé Tom en Allemagne, seul. D'un sens, Tom est heureux que Bill vive son rêve. De plus, il a toujours été fasciné par New-York et ses grandeurs mais... Tom ne pouvait de s'empêcher de penser à lui dans cette histoire. Certains lui demandait pourquoi l'absence de son frère lui pesait autant... C'est uniquement parce Tom a toujours été habitué à avoir son frère jumeau près de lui. Et il ne savait pas combien survivre loin et sans lui était dur.

Certes, ils étaient toujours en contact. Ils se téléphonaient régulièrement, s'écrivaient des mails, et s'envoyaient quelques cadeaux parfois. Mais Tom ne précisait jamais à quel point il était mal sans lui. Car il savait que Bill s'en inquiéterait. Et ça, Tom ne le voulait pas. Il vivait son rêve. Tom ne devait pas l'entraver dans son chemin. C'était son devoir de frère.

Comme pour effacer toutes ses pensées qui le rendaient mal, Tom s'aspergea le visage d'eau glacée. Tellement glacée qu'elle lui fit mal. Mais c'était bon. En se relevant, il remarqua ses cernes sous ses yeux... Tom ne dormait plus beaucoup. Il pensait la moitié de la nuit. Il pensait à ce que Bill faisait, à ce qu'il pensait, si il était réellement bien là-haut. Bien sûr qu'il était bien là-haut ! Tandis que Tom se lamentait. En cours, il n'y allait qu'une fois sûr deux, et n'écoutait presque jamais. Ses meilleurs amis, Georg et Gustav, le résonnait souvent en le poussant à s'appliquer sur ses études plutôt que de les négliger... Mais Tom s'en fichait. L'absence de Bill était trop omniprésente dans son esprit pour qu'il puisse se concentrer sur quoi que ce soit...

Alors que Tom venait à peine de finir de s'habiller, son portable sonna déjà. Il était posé sur son bureau. Le dreadé le saisit, le nom de Georg s'afficha. Il prit l'appel.

- Tom, c'est Georg, qu'est-ce que tu fous ?
- Je viens pas. Je me suis levé en retard.
- Tom... C'est déjà la troisième fois cette semaine. Ca fait beaucoup tu crois pas ?
- Je sais. Mais je m'en fous. Les cours, ça me gave.
- Fais au moins un effort, je sais pas moi... C'est pas comme si Bill était mort, je...
- Parle pas comme ça !
dit Tom en élevant la voix.
- Désolé. Je voulais simplement dire que Bill voudrait pas te savoir comme ça. Pourquoi tu lui dis pas que tu vas mal sans lui ?
- Je veux pas qu'il se fasse du soucis pour moi, c'est tout. Il nage dans le bonheur à New-York, tandis que moi je suis à moitié mourrant à Hamburg à cause de son absence. Mais il ne doit pas le savoir.
- Et bah fais en sorte d'aller mieux, pour ne plus lui mentir. Parce que je sais pas ce qu'il m'empêche d'appeler Bill pour lui raconter ce que tu deviens réellement sans lui.
- Fais pas ça ! Georg, fais pas ça...
supplia Tom, avec une petite voix.
- Ne m'empêches pas à le faire, c'est tout. Essaye de penser à autre chose, je dois y aller. N'oublies pas que si tu as besoin de parler... J'suis là, Tom.
- Merci... Sincèrement. On se voit peut-être après, salut.


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Le deuxième chapitre. Je suis désolé d'avoir été si longue ! Mais c'est comme ça avec moi mdrr xD.
Le troisième chapitre est déjà écrit, il viendra donc plus rapidement, promis =D.
Voilà le personnage de Tom qui est mis en place. Vous aimez ? Vous ne le trouvez pas trop meurtri xD ?
50 commentaires avant la suite =D !
J'vous remercie encore de lire ma fic :).
Bisous.

Alis0n

# Enviado el domingo 12 de octubre de 2008 17:53

Modificado el lunes 16 de febrero de 2009 18:03

- ...Essaye de penser à autre chose, je dois y aller. N'oublies pas que si tu as besoin de parler... J'suis là, Tom, dit Georg
- Merci... Sincèrement. On se voit peut-être après, salut.

Il reposa le portable sur le bureau... Et revit le fameux album, dispersé parmi toutes ses affaires qui traînaient sur le bureau désordonné. L'album en question était un album photo. Il était noir, et très épais. La mère des jumeaux le tenait depuis leur enfance. Sur la couverture était marqué « Bill & Tom... » dans une écriture très calligraphique, qui rendait le tout très joli. Tom l'ouvrit, même si il savait déjà que cela allait plus l'anéantir que lui remonter le moral. Lorsque Tom parcourut l'album, il eut une drôle de sensation... Un sentiment de nostalgie. A l'époque ou toutes ces photos ont été prises, ils étaient inconscients, ne pensaient qu'à s'amuser ensemble... Oui. C'était il y a bien longtemps.

Tom reposa l'album photo sur le bureau... Il avait un n½ud dans la gorge, et ce n'était jamais bon. Il était à présent presque 9h du matin, et il éprouva l'envie d'aller se promener dans Hamburg. Ce qu'il faisait toujours quand il avait besoin d'être seul pour réfléchir. Il saisit un de ses manteau blanc très ample, l'enfila et quitta rapidement la maison.

L'air froid de ce jour de février fouetta son visage. Mais c'était une bonne sensation, une sensation qu'il adorait. Il avait neigé, la nuit même, mais elle n'avait pas tenu sur les trottoirs et la route. Seuls les arbres et l'herbe étaient encore enneigés, ce qui rendit Hamburg très beau. Tom adorait plus que tout Hamburg en hiver.

Déambulant les rues, les mains dans les poches, les yeux rivés vers le sol, Tom pensait à son frère, comme toujours. Il pensait à ce qu'il faisait, actuellement. Il s'amusait sûrement, pendant que Tom était là, à penser à lui. Jamais, il n'aurait pensé que laisser Bill à l'aéroport direction New-York serait aussi dur. Jamais il n'aurait pensé que d'être séparé de lui aussi longtemps serait aussi douloureux.

- Mais regardez donc où vous allez ! hurla un homme, que Tom venait de bousculer, alors qu'il ramassait sa mallette par terre.
- Excusez moi, je suis désolé...
- Ouais, c'est ce qu'on dit !


Tom ne comprenait pas. Il l'avait juste bousculé. Il n'y avait pas eu de morts, il s'était excusé. Il ne voyait pas où était le problème. Il aurait voulu lui hurler dessus également. Lui dire qu'il ne vivait pas ce que lui vivait. Vivre loin de la personne la plus chère qu'on possède, son frère jumeau, vivre loin de la personne qui vous pousse à vous lever le matin, vivre loin de la personne qui vous comprend le mieux. Mais Tom n'était pas capable de crier sur cet homme. Il le prendrait pour un fou, et ne comprendrait pas. Il regarda l'homme une dernière fois puis continua d'avancer.

Quand il leva la tête, il s'aperçu qu'il se trouvait devant l'hôpital d'Hamburg. Il s'y arrêta. Tom ne put s'empêcher de sourire quand il vit ce bâtiment. Il se souvint. Quand il avait sept ou huit ans, Tom était à la maison avec leur grand-mère alors que Bill était parti avec leur mère pour faire quelques courses. Mais Tom avait un drôle de sentiment... Comme si il été arrivé quelque chose à Bill. Le jeune garçon supplia à sa grand-mère d'appeler leur mère, pour se rassurer que tout allait bien. Mais Tom avait raison de s'inquiéter, car Bill venait de se faire piquer par une guêpe, ce à quoi il est allergique. Il se souvint également qu'il avait passé des heures au chevet de son frère de peur qu'une autre guêpe vienne l'attaquer pendant son sommeil. Tout ça était bien lointain...

Alors qu'il voulait reprendre sa balade, quelque chose par terre attira son attention. Il s'approcha de la chose en question. C'était un portable. Tom s'abaissa pour le saisir. Quelqu'un avait du le perdre. Il était encore allumé, cela devait être récent. Tom plaça l'objet dans sa poche. Il n'avait pas l'intention de s'en approprier : mais seulement d'en retrouver son propriétaire en fouillant dedans.

[...]

17h15.
Tom sonna chez Georg, son meilleur ami. Il avait passé la journée entière à trainer dehors, il n'était même pas rentré chez lui à midi pour déjeuner. Il n'avait pas faim, ces temps-ci. Il s'était contenté de fumer des cigarettes au square, sur un banc, le regard vide. Georg ne mit pas longtemps à venir ouvrir.

- Hey Tom, jt'attendais. Entre.

Il se décala pour laisser entrer Tom, et ils allèrent tous deux au salon. Tom aimait être chez Georg, il y était tellement souvent que c'était devenu comme un deuxième chez lui. La famille de Georg aimait bien Tom, ils ne voyaient aucun inconvénients à ce qu'il reste jusqu'à très tard dans la soirée parfois. Il fut ravi de découvrir Gustav, déjà installé sur le canapé blanc en cuir.

- Eh mec, comment ça se fait que t'étais pas en cours aujourd'hui ? demanda Gustav
- J'étais malade ! Tom fit semblant de tousser, tout en s'asseyant aux côtés de ses deux amis
- Tu m'avais pas dit que tu t'étais levé en retard ? rappliqua Georg, ce qui fit rire Gustav.
- Enfin bref, on connaît assez bien Tom, déclara Gustav.

Tom sourit en plongeant ses mains dans ses poches... Jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'il y avait toujours le portable perdu à l'intérieur. Il l'extirpa, décidé à rendre cet objet trouvé à son propriétaire.


- Tu t'es offert un nouveau portable ? s'interrogea Gustav.
- Nan. Je l'ai trouvé ce matin par terre devant l'hôpital. Il faut que je trouve son propriétaire.
- Tu vois, une personne normale s'en serait déjà emparé. Mais tu n'es définitivement pas une personne normale Tom !
ajouta Gustav.

Les paroles de ce fameux Gustav fit sourire Tom. Pendant que ses deux amis commencèrent une discussion à deux, Tom commença les recherches. Il passa d'abord par le répertoire... Rien de bien intéressant. A part peut-être ce numéro... Portant le nom « Fixe maison ». Si ce n'était pas cela, alors ce portable était bel et bien perdu.


- Les gars, j'ai trouvé un numéro intéressant. Son nom dans le répertoire, c'est « Fixe maison ».
- Bah téléphone !
s'exclama Georg
- Mais non, trouve le nom de la personne avant ! Imagines tu téléphones et tu dis : « Bonjour je voudrais parler à... Bah oui à qui je veux parler d'ailleurs ? ».
- Pas con Gus. Heureusement que t'es là. Sinon je passerais pour un imbécile.


Tom se rabattit alors sur les SMS. Il eut l'impression d'empiéter sur la vie privée de cette personne... Mais c'était uniquement pour qu'elle retrouve son portable. Après avoir lu une dizaine de message reçus, quasiment tous envoyés par un certain « Papa », qui n'apportèrent aucune information, du genre « ne m'attends pas je rentre tard ce soir ». Jusqu'à ce fameux SMS : « [i]Joyana, je suis désolé de ne pas être passé à l'hôpital ce soir, tu sais, le boulot... Désolé. Bisous, je t'aime
».
C'était donc une fille. Et elle s'appelait Joyana.

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WHAW !
C'est tout ce que j'ai à dire... MERCI pour tous vos coms !
J'en ai même eu plus que 50, vous ne pouvez pas savoir comment ça me fait plaisir
et comment ça me motive...
C'est tellement agréable de savoir qu'on est lue x).
Mes merveilleux lecteurs... Comment allez-vous sinon ?
Tom a finalement découvert à qui appartenait le portable.
A Joyana^^ Been oui, c'était logique x) !
A la prochaine suite... Qui arrive après 60 coms ici =D
Bisous.

Alis0n

# Enviado el domingo 19 de octubre de 2008 14:25

Modificado el lunes 16 de febrero de 2009 18:03